Avocat ordonnance de protection à Marignane : protégez-vous rapidement de la violence conjugale

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Me Patrice Humbert

Par Me Patrice Humbert

Avocat spécialiste CNB dommage corporel et responsabilité médicale

Certifié CNB

Barreau de Aix-en-Provence

Avocat ordonnance de protection à Marignane : protégez-vous rapidement de la violence conjugale
Avocat ordonnance de protection à Marignane : protégez-vous rapidement de la violence conjugale — LEXVOX Avocats

Avocat ordonnance de protection à Marignane : protégez-vous rapidement de la violence conjugale

En France, plus de 220 000 femmes se déclarent victimes de violences conjugales chaque année selon le ministère de l'Intérieur. Face à cette réalité alarmante, l'ordonnance de protection prévue par les articles 515-9 et suivants du Code civil constitue votre bouclier juridique d'urgence. Cette procédure vous permet d'obtenir en quelques jours une protection immédiate contre votre conjoint ou partenaire violent, que vous soyez marié, pacsé ou en concubinage. À Marignane et dans les Bouches-du-Rhône, le cabinet LEXVOX AVOCATS accompagne les victimes de violences domestiques dans cette démarche essentielle pour leur sécurité et celle de leurs enfants. L'ordonnance de protection n'est pas une simple formalité administrative : elle constitue une mesure judiciaire contraignante qui éloigne votre agresseur et organise votre protection sur une période déterminée. Vous vous interrogez sur vos droits face à la violence que vous subissez ? Vous vous demandez comment enclencher cette procédure rapidement ? Vous craignez les représailles de votre conjoint si vous engagez une action en justice ? Me Cédrine Raybaud, avocate spécialiste en droit de la famille au Barreau d'Aix-en-Provence, vous guide pas à pas dans l'obtention de cette protection légale indispensable.

L'ordonnance de protection : un dispositif d'urgence pour les victimes de violences conjugales

L'ordonnance de protection trouve son fondement dans l'article 515-9 du Code civil. Ce texte permet au juge aux affaires familiales de délivrer en urgence des mesures de protection lorsqu'une personne victime de violences de la part de son conjoint, partenaire ou ex-partenaire présente une requête. Les violences visées sont multiples : physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques. La loi considère également les situations de danger imminent, même sans violence déjà commise.

Le législateur a renforcé ce dispositif en 2019 puis en 2020 suite au Grenelle contre les violences conjugales. Désormais, l'ordonnance peut être délivrée en 6 jours maximum après le dépôt de la requête, contre plusieurs semaines auparavant. Cette célérité s'explique par l'urgence absolue à protéger les victimes : statistiquement, les moments suivant la séparation constituent les périodes les plus dangereuses.

Les critères pour bénéficier d'une ordonnance de protection

Pour obtenir une ordonnance de protection, vous devez démontrer l'existence de violences ou d'un danger manifeste au sein de votre couple. Le juge évalue votre situation selon plusieurs critères : la nature des violences subies, leur répétition, leur gravité et le contexte général de votre relation. Contrairement à une idée reçue, vous n'avez pas besoin d'avoir déposé plainte au préalable, bien que cela renforce votre dossier.

Les violences psychologiques sont désormais pleinement reconnues : harcèlement moral, contrôle abusif, humiliations répétées, menaces ou chantage constituent des motifs valables. Les violences économiques (privation de ressources, confiscation des revenus, interdiction de travailler) entrent également dans le périmètre de protection. Le juge examine l'ensemble des éléments que vous présentez : certificats médicaux, témoignages, messages menaçants, photographies de blessures, mains courantes ou plaintes.

L'existence d'enfants renforce généralement l'urgence de la situation. Si vos enfants sont témoins ou victimes directes de ces violences, le juge prend en compte ce facteur aggravant. La procédure d'ordonnance de protection permet également d'organiser provisoirement l'exercice de l'autorité parentale et les modalités de résidence des enfants. Cette dimension familiale justifie souvent l'intervention rapide du juge.

Les mesures concrètes prévues par l'ordonnance de protection

L'ordonnance de protection n'est pas un simple document symbolique : elle emporte des conséquences juridiques immédiates et concrètes. Le juge peut ordonner l'interdiction pour votre conjoint violent de vous approcher, de vous contacter ou de se rendre à certains lieux (domicile, travail, école des enfants). Cette interdiction s'accompagne d'un périmètre de sécurité défini géographiquement, généralement entre 100 et 500 mètres.

L'ordonnance peut également vous attribuer la jouissance du logement conjugal, même si votre conjoint en est propriétaire ou titulaire du bail. Cette mesure s'avère cruciale pour vous permettre de rester dans votre environnement avec vos enfants sans crainte. Le juge peut aussi autoriser la dissimulation de votre domicile si le danger est particulièrement élevé : vous n'aurez alors pas à communiquer votre nouvelle adresse à votre agresseur.

Concernant vos enfants, le juge statue sur leur résidence habituelle et organise le droit de visite et d'hébergement du parent violent. Dans les situations les plus graves, ce droit peut être suspendu ou exercé dans un espace de rencontre sécurisé. L'ordonnance fixe également une contribution financière à l'entretien des enfants si nécessaire. Elle peut vous autoriser à dissimuler le lieu de scolarisation des enfants pour éviter tout risque d'enlèvement.

Sur le plan patrimonial, le juge peut interdire à votre conjoint de disposer de certains biens, notamment pour vous protéger d'une dilapidation du patrimoine familial. Cette mesure conservatoire s'avère particulièrement utile si vous envisagez une procédure de divorce contentieux ultérieure. L'ordonnance peut aussi vous autoriser à percevoir seule les prestations sociales destinées au foyer.

La procédure d'obtention de l'ordonnance de protection : étapes et délais

Constitution du dossier de demande

La première étape consiste à rassembler tous les éléments prouvant les violences subies. Plus votre dossier sera étayé, plus le juge disposera d'éléments pour évaluer la situation et prendre les mesures adaptées. Les certificats médicaux constituent des preuves essentielles : consultez un médecin qui constatera vos blessures physiques et votre état psychologique. Même sans traces visibles, une consultation permet de documenter votre souffrance morale.

Les témoignages de votre entourage renforcent considérablement votre requête. Vos proches, voisins, collègues ou membres de votre famille qui ont été témoins des violences ou de leurs conséquences peuvent rédiger des attestations circonstanciées. Ces documents doivent mentionner précisément les faits observés, leur date et les circonstances. Les témoins doivent joindre une copie de leur pièce d'identité et mentionner qu'ils ont connaissance des sanctions pénales encourues en cas de faux témoignage.

Les SMS, emails, messages vocaux ou publications sur réseaux sociaux contenant des menaces, insultes ou propos humiliants constituent également des preuves recevables. Conservez précieusement ces échanges et faites-en des captures d'écran. Si vous avez déposé des mains courantes ou des plaintes, joignez les récépissés. Les signalements auprès de services sociaux, d'associations d'aide aux victimes ou du 3919 (numéro national contre les violences conjugales) renforcent aussi votre dossier.

Le dépôt de la requête auprès du juge aux affaires familiales

Votre requête doit être déposée au tribunal judiciaire du lieu où réside la famille. À Marignane, vous dépendez du tribunal judiciaire de Marseille. La requête peut être rédigée par vous-même ou, préférablement, par un avocat spécialisé en droit de la famille. L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire pour cette procédure, mais elle augmente significativement vos chances d'obtenir une ordonnance adaptée à votre situation.

La requête doit exposer clairement les faits de violence que vous subissez, leur chronologie et leur intensité. Elle détaille les mesures que vous sollicitez : éloignement du conjoint, attribution du logement, résidence des enfants, pension alimentaire, etc. Le formulaire Cerfa n°16117*02 peut servir de base, mais un mémoire développé par un avocat permet d'argumenter juridiquement votre demande avec plus de force.

Lors du dépôt, le greffe enregistre votre requête et fixe une date d'audience, généralement dans un délai de 6 jours maximum selon l'article 515-11 du Code civil. Ce délai court constitue une avancée majeure pour la protection des victimes. Le tribunal convoque votre conjoint à l'audience pour respecter le principe du contradictoire. Si la situation présente un danger immédiat, le juge peut statuer sans audience préalable, en référé.

L'audience devant le juge aux affaires familiales

L'audience se déroule généralement en chambre du conseil, c'est-à-dire hors la présence du public pour préserver votre vie privée. Vous comparaissez devant le juge, accompagnée de votre avocat si vous en avez mandaté un. Votre conjoint est également convoqué et peut se présenter, assisté ou non d'un avocat. Si votre agresseur ne se présente pas, le juge peut statuer par défaut sur la base de votre seul dossier.

Durant l'audience, le juge vous entend sur les violences subies et examine les pièces de votre dossier. Il interroge également votre conjoint sur les faits allégués. Cette confrontation peut s'avérer éprouvante psychologiquement, d'où l'importance d'être accompagnée par un avocat qui porte votre parole. Le juge peut également entendre les enfants s'ils sont suffisamment âgés et si leur audition est jugée nécessaire.

Le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour adapter les mesures de protection à votre situation spécifique. Il évalue la réalité des violences, leur gravité et le danger encouru. Son objectif principal reste votre protection immédiate et celle de vos enfants. La décision est généralement rendue le jour même ou dans les 24 heures suivant l'audience. L'ordonnance vous est notifiée ainsi qu'à votre conjoint.

La durée et le suivi de l'ordonnance de protection

L'ordonnance de protection est délivrée pour une durée maximale de 6 mois, renouvelable. Cette période vous permet de mettre en place des solutions pérennes : recherche d'un logement, engagement d'une procédure de divorce amiable ou contentieux, organisation matérielle de votre nouvelle vie. Si votre situation reste dangereuse à l'issue de ces 6 mois, vous pouvez solliciter une prolongation en démontrant la persistance du danger.

L'ordonnance doit être signifiée par huissier à votre conjoint pour être pleinement exécutoire. C'est à partir de cette signification que les mesures deviennent contraignantes et que leur violation constitue un délit pénal. Votre conjoint encourt jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende s'il transgresse les interdictions fixées par l'ordonnance (article 227-4-2 du Code pénal). En cas de non-respect, contactez immédiatement la police ou la gendarmerie.

L'ordonnance de protection ne préjuge pas du fond d'une éventuelle procédure de divorce ultérieure. Elle constitue une mesure provisoire et d'urgence destinée à vous protéger. Toutefois, les dispositions relatives aux enfants et aux ressources financières qu'elle contient s'appliquent jusqu'à ce qu'un jugement de divorce vienne les modifier. Il est donc fréquent d'engager parallèlement une procédure de divorce pour pérenniser ces mesures.

L'accompagnement par un avocat spécialisé en violences conjugales à Marignane

Pourquoi faire appel à un avocat en droit de la famille

L'assistance d'un avocat spécialisé multiplie vos chances d'obtenir une ordonnance de protection adaptée à votre situation. Me Cédrine Raybaud, au sein du cabinet LEXVOX AVOCATS, possède l'expertise nécessaire pour constituer un dossier solide juridiquement. Son statut d'avocate spécialiste certifiée en droit de la famille par le Conseil National des Barreaux garantit une maîtrise approfondie de ces problématiques sensibles.

Votre avocat évalue votre situation globalement et identifie tous les éléments de preuve pertinents que vous ne penseriez pas spontanément à mobiliser. Il rédige une requête argumentée juridiquement, citant la jurisprudence applicable et articulant précisément les mesures sollicitées. Cette technicité fait souvent la différence face à un juge qui examine plusieurs dizaines de dossiers similaires chaque mois.

Lors de l'audience, votre avocat vous représente et argumente pour vous. Cette médiation s'avère précieuse car la confrontation avec votre agresseur génère un stress intense qui peut vous empêcher de vous exprimer clairement. Votre avocat connaît le vocabulaire juridique adapté et les arguments qui portent auprès des magistrats. Il répond également aux contestations éventuelles de votre conjoint et de son conseil.

Au-delà de l'ordonnance de protection, votre avocat vous conseille sur les démarches complémentaires : dépôt de plainte, demande d'aide juridictionnelle, orientation vers des associations d'aide aux victimes, engagement d'une procédure de divorce. Cette vision d'ensemble vous permet d'anticiper les étapes suivantes et de construire un parcours de sortie de la violence cohérent et sécurisé.

Les services spécifiques du cabinet LEXVOX AVOCATS

Le cabinet LEXVOX AVOCATS, dirigé par Me Patrice Humbert, dispose de 4 bureaux dans les Bouches-du-Rhône : Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles et Marignane. Cette implantation territoriale vous garantit une proximité géographique essentielle dans ces moments difficiles. Vous n'avez pas à parcourir de longues distances pour rencontrer votre avocat, ce qui facilite les échanges réguliers nécessaires au suivi de votre dossier.

Fort de plus de 20 ans d'expérience, le cabinet a développé une expertise pointue en droit de la famille et particulièrement en matière de violences conjugales. Me Cédrine Raybaud, avocate spécialiste, accompagne régulièrement des victimes dans l'obtention d'ordonnances de protection. Cette habitude des procédures d'urgence lui permet d'agir avec la réactivité indispensable pour assurer votre protection rapide.

Le cabinet propose une première consultation gratuite de 30 minutes. Cette rencontre sans engagement vous permet d'exposer votre situation, d'obtenir un premier avis juridique et d'évaluer si vous souhaitez poursuivre l'accompagnement. Pour les personnes disposant de ressources limitées, l'aide juridictionnelle peut être sollicitée pour prendre en charge tout ou partie des honoraires d'avocat. Votre avocat vous assiste dans cette démarche administrative.

Me Patrice Humbert, premier avocat certifié en intelligence artificielle de France, a équipé le cabinet d'outils technologiques performants permettant un suivi optimal de votre dossier. Vous bénéficiez d'une communication fluide via des moyens sécurisés et d'une réactivité accrue. Cette modernité n'enlève rien à l'approche humaine et empathique indispensable dans l'accompagnement des victimes de violences.

La stratégie juridique globale après l'ordonnance de protection

Une fois l'ordonnance de protection obtenue, votre avocat vous accompagne dans la construction d'une stratégie juridique pérenne. Si vous souhaitez divorcer, plusieurs options s'offrent à vous selon votre situation. Le divorce contentieux pour faute constitue souvent la voie naturelle lorsque des violences conjugales sont établies. Votre conjoint peut être condamné aux torts exclusifs du divorce, ce qui emporte des conséquences sur le partage des biens et la prestation compensatoire.

La question de la garde des enfants revêt une importance capitale. Les violences conjugales constituent un motif sérieux pour limiter, voire supprimer le droit de visite et d'hébergement du parent violent. Le juge examine si ces violences ont également visé les enfants directement ou s'ils en ont été témoins, ce qui constitue une forme de maltraitance psychologique. Votre avocat sollicite les mesures protectrices nécessaires pour vos enfants.

La pension alimentaire pour les enfants doit être fixée proportionnellement aux ressources de chaque parent et aux besoins des enfants. Même si votre conjoint ne les héberge pas ou peu en raison des violences, il reste tenu de contribuer à leur entretien et leur éducation. Le montant est déterminé selon le barème indicatif du ministère de la Justice, ajusté à votre situation particulière.

Si vous avez dû quitter le domicile conjugal en urgence ou si vos revenus ont diminué suite aux violences, votre avocat sollicite également une contribution à votre propre entretien durant la procédure de divorce. Cette créance alimentaire vous permet de faire face à vos besoins immédiats. Elle s'ajoute aux éventuelles prestations sociales (RSA, allocations familiales, aides au logement) que vous pouvez percevoir.

Résultats concrets et jurisprudence dans les Bouches-du-Rhône

Les taux d'obtention d'ordonnances de protection

Selon les statistiques du ministère de la Justice, environ 80% des demandes d'ordonnances de protection aboutissent favorablement lorsqu'elles sont correctement constituées et documentées. Ce taux démontre que les juges aux affaires familiales prennent très au sérieux ces situations et privilégient la protection des victimes. Dans les Bouches-du-Rhône, le tribunal judiciaire de Marseille traite plusieurs centaines de demandes chaque année.

La présence d'un avocat augmente significativement ce taux de réussite. Les dossiers accompagnés juridiquement bénéficient d'une argumentation structurée et d'une présentation des preuves optimale. Me Cédrine Raybaud obtient régulièrement des ordonnances de protection pour ses clientes, y compris dans des situations complexes où les violences sont principalement psychologiques ou économiques, donc moins visibles.

Les mesures les plus fréquemment ordonnées concernent l'interdiction pour le conjoint violent d'entrer en contact avec la victime (plus de 90% des ordonnances), l'attribution du logement à la victime (environ 70% des cas) et l'organisation de la résidence des enfants au domicile de la victime (environ 80% lorsque des enfants sont concernés). Le juge adapte systématiquement les mesures à chaque situation particulière.

Exemple de résultat obtenu par le cabinet LEXVOX AVOCATS

Le cabinet LEXVOX AVOCATS a notamment obtenu en 2023 une ordonnance de protection complète pour une mère de deux enfants résidant à Marignane, victime de violences psychologiques et de harcèlement de la part de son conjoint. Malgré l'absence de violences physiques caractérisées, le dossier constitué a convaincu le juge de la réalité du danger et de l'emprise exercée.

L'ordonnance a prononcé l'interdiction pour le conjoint d'approcher le domicile familial et le lieu de travail de la victime dans un rayon de 200 mètres. Elle a attribué la jouissance exclusive du logement à notre cliente, bien que le bail soit au nom des deux conjoints. La résidence habituelle des enfants a été fixée chez leur mère, avec un droit de visite pour le père limité à un week-end sur deux dans un point rencontre.

Le juge a également fixé une contribution mensuelle de 450 euros pour l'entretien des deux enfants, permettant à notre cliente de faire face aux dépenses courantes. Cette ordonnance a constitué la première étape d'une procédure de divorce pour faute qui a abouti quelques mois plus tard au prononcé du divorce aux torts exclusifs du mari, avec attribution préférentielle du logement et une prestation compensatoire.

L'évolution de la jurisprudence en matière de violences conjugales

La jurisprudence évolue vers une reconnaissance accrue des violences psychologiques et économiques. Les juges ne se limitent plus aux seules violences physiques pour accorder une protection. Un contrôle abusif exercé par l'intermédiaire des finances du foyer, des menaces répétées, un dénigrement systématique ou une jalousie maladive constituent désormais des motifs reconnus.

La Cour de cassation a confirmé à plusieurs reprises que l'ordonnance de protection peut être délivrée même en l'absence de violences déjà commises, dès lors qu'un danger est caractérisé. Cette approche préventive permet de protéger les victimes avant que des faits plus graves ne surviennent. Les juges s'appuient sur un faisceau d'indices : évolution du comportement du conjoint, antécédents de violence, contexte de séparation conflictuelle.

Concernant les enfants, la jurisprudence considère désormais systématiquement que le fait d'être témoin de violences conjugales constitue en soi une violence subie par l'enfant. Ce principe justifie des restrictions importantes du droit de visite et d'hébergement du parent violent, même si celui-ci n'a jamais directement maltraité les enfants. L'intérêt supérieur de l'enfant prime sur le maintien du lien parental dans ces situations.

Les cours d'appel d'Aix-en-Provence ont rendu plusieurs décisions confirmant des ordonnances de protection dans des situations de violences conjugales, reconnaissant notamment la réalité des violences économiques ou du harcèlement par messages électroniques. Cette jurisprudence locale constitue un corpus de références utiles pour argumenter les nouvelles demandes.

Questions fréquentes sur l'ordonnance de protection

Puis-je obtenir une ordonnance de protection si je ne suis pas mariée ?

Oui, absolument. L'ordonnance de protection s'applique quel que soit votre statut conjugal. Vous pouvez en bénéficier si vous êtes mariée, pacsée ou simplement en concubinage avec votre agresseur. La loi protège également les ex-conjoints, ex-partenaires ou ex-concubins lorsque les violences persistent après la séparation. Le critère déterminant est l'existence d'une relation de couple, présente ou passée, et non le statut juridique de cette relation. Cette ouverture permet de protéger toutes les victimes, y compris celles qui n'ont jamais formalisé leur union.

Combien de temps faut-il pour obtenir une ordonnance de protection ?

Le délai légal maximum est de 6 jours entre le dépôt de votre requête et l'audience devant le juge. Dans la pratique, ce délai est généralement respecté par les tribunaux qui ont organisé des audiences dédiées aux ordonnances de protection pour garantir cette réactivité. Si votre situation présente un danger imminent, le juge peut même statuer dans un délai plus court, parfois en 24 ou 48 heures, voire immédiatement sans audience contradictoire. La décision vous est ensuite notifiée dans les jours suivant l'audience. L'ensemble de la procédure, du dépôt de la requête à la notification de l'ordonnance, prend donc généralement entre une et deux semaines.

Que faire si mon conjoint ne respecte pas l'ordonnance de protection ?

La violation d'une ordonnance de protection constitue un délit pénal spécifique puni de 2 ans d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. Si votre conjoint enfreint les interdictions prononcées (approche interdite, contact interdit, etc.), vous devez immédiatement contacter la police ou la gendarmerie en composant le 17 ou le 112. Les forces de l'ordre sont tenues d'intervenir rapidement car il s'agit d'une infraction flagrante. Déposez plainte pour non-respect de l'ordonnance et signalez également ces violations à votre avocat. Ces manquements peuvent justifier un renforcement des mesures de protection, voire une interdiction totale de contact. Ils constituent également des éléments aggravants dans une procédure de divorce ultérieure.

L'ordonnance de protection est-elle gratuite ?

La procédure d'ordonnance de protection elle-même ne génère pas de frais de justice : vous n'avez pas de droits de timbre à payer ni de frais de greffe. Toutefois, si vous faites appel à un avocat, vous devrez régler ses honoraires, sauf si vous bénéficiez de l'aide juridictionnelle. Cette aide de l'État prend en charge totalement ou partiellement vos frais d'avocat selon vos ressources. Les victimes de violences conjugales bénéficient d'une procédure accélérée pour l'obtention de l'aide juridictionnelle. Le cabinet LEXVOX AVOCATS vous accompagne dans la constitution de votre dossier d'aide juridictionnelle si vous remplissez les conditions de ressources. La consultation initiale gratuite de 30 minutes vous permet d'évaluer votre situation sans engagement financier.

Une ordonnance de protection peut-elle m'aider à obtenir un logement ?

Oui, indirectement. L'ordonnance de protection peut vous attribuer la jouissance exclusive du logement conjugal, vous permettant d'y rester avec vos enfants même si votre conjoint en est propriétaire ou locataire. Si vous devez quitter ce logement pour votre sécurité, l'ordonnance constitue une preuve de votre situation de violence qui facilite l'accès aux dispositifs d'hébergement d'urgence et aux logements sociaux. De nombreux bailleurs sociaux accordent des points prioritaires aux victimes de violences conjugales disposant d'une ordonnance de protection. Vous pouvez également solliciter une aide au relogement auprès du Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) de votre département. Votre avocat peut vous orienter vers les services sociaux compétents et les associations spécialisées qui accompagnent les victimes dans leur recherche de logement autonome.

Protégez-vous efficacement avec le cabinet LEXVOX AVOCATS à Marignane

Face à la violence domestique, vous n'êtes pas seule et des solutions juridiques existent pour vous protéger rapidement. L'ordonnance de protection constitue votre premier rempart légal contre un conjoint violent. Elle vous permet d'obtenir en quelques jours des mesures concrètes : éloignement de votre agresseur, attribution du logement, organisation de la garde des enfants et soutien financier. Cette protection d'urgence vous donne le temps nécessaire pour organiser votre avenir sereinement.

Le cabinet LEXVOX AVOCATS, implanté à Marignane et dans toute la région d'Aix-en-Provence, met son expertise de plus de 20 ans à votre service. Me Cédrine Raybaud, avocate spécialiste certifiée en droit de la famille, comprend la spécificité des violences conjugales et la vulnérabilité dans laquelle elles vous placent. Elle constitue votre dossier avec le professionnalisme et l'empathie nécessaires, vous représente devant le juge et vous accompagne dans toutes les démarches suivantes.

N'attendez pas que la situation s'aggrave. Chaque jour compte lorsque votre sécurité et celle de vos enfants sont en jeu. Les violences conjugales ne s'arrêtent jamais spontanément et tendent au contraire à s'intensifier avec le temps. Prendre la décision de vous protéger juridiquement constitue la première étape indispensable vers une vie nouvelle, libre de toute violence.

Contactez dès maintenant le cabinet LEXVOX AVOCATS au 04 90 54 58 10 pour bénéficier d'une consultation gratuite de 30 minutes. Vous pouvez également nous écrire à [email protected] ou prendre rendez-vous dans l'un de nos quatre bureaux : Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles ou Marignane. Votre appel reste confidentiel et marque le début de votre reconstruction. Ne restez pas isolée face à la violence : la loi vous protège et nous sommes là pour vous accompagner.

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Rédigé par Maître Cédrine Raybaud, Avocate spécialiste CNB en droit de la famille, Barreau d'Aix-en-Provence

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